Micro-entreprise 2025 : plafonds, cotisations et tout ce qui change

La micro-entreprise reste le statut le plus populaire en France pour se lancer en freelance. Mais les règles évoluent chaque année. Voici ce qu’il faut savoir pour 2025 : plafonds, taux de cotisations, TVA et nouveautés réglementaires.

Les plafonds de chiffre d’affaires en 2025

Les plafonds de la micro-entreprise sont révisés tous les trois ans. En 2025, ils restent identiques à ceux de 2023-2024 :

Type d’activitéPlafond annuel
Vente de marchandises et hébergement188 700 €
Prestations de services BIC77 700 €
Activités libérales BNC77 700 €

Si vous dépassez ces seuils deux années consécutives, vous basculez automatiquement au régime réel simplifié l’année suivante. Un dépassement ponctuel ne remet pas en cause votre statut.

Les taux de cotisations sociales en 2025

En micro-entreprise, vous payez vos cotisations sociales sous forme d’un pourcentage fixe de votre chiffre d’affaires réel, chaque mois ou trimestre. Bonne nouvelle : si vous n’avez pas de CA, vous ne payez rien.

Nature de l’activitéTaux 2025
Vente de marchandises (BIC)12,3 %
Prestations de services commerciales (BIC)21,2 %
Activités libérales affiliées SSI21,2 %
Activités libérales affiliées CIPAV21,2 %
Location meublée (non pro)6 %

L’ACRE : réduction des cotisations la première année

Si vous vous inscrivez en tant qu’auto-entrepreneur pour la première fois, vous pouvez bénéficier de l’ACRE (Aide à la Création et à la Reprise d’Entreprise). Cette aide réduit vos cotisations sociales de 50 % pendant les 12 premiers mois d’activité.

L’ACRE est accordée automatiquement lors de l’immatriculation. Elle concerne tous les nouveaux créateurs, sans condition de ressources depuis 2020.

La franchise en base de TVA : seuils 2025

Par défaut, les micro-entrepreneurs bénéficient de la franchise en base de TVA : vous ne facturez pas la TVA à vos clients tant que votre CA reste sous les seuils suivants :

  • Prestations de services : 36 800 € (seuil de base) / 39 100 € (seuil de tolérance)
  • Ventes et hébergement : 91 900 € / 101 000 €

Dès que vous dépassez le seuil de base, vous devenez assujetti à la TVA à partir du 1er jour du mois de dépassement. Vous devez alors facturer la TVA à vos clients et la reverser à l’État.

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE)

Souvent oubliée des débutants, la CFE est une taxe locale due par tous les auto-entrepreneurs dès la deuxième année d’activité. Son montant varie de 200 à 2 000 € selon la commune et le niveau de CA. La première année d’activité en est exonérée.

Pensez à provisionner la CFE dès votre première année pour éviter une mauvaise surprise en décembre de l’année suivante.

Déclaration du CA : mensuel ou trimestriel ?

Lors de votre immatriculation, vous choisissez la périodicité de vos déclarations :

  • Mensuel : vous déclarez et payez chaque mois. Recommandé si votre CA est régulier et élevé.
  • Trimestriel : vous déclarez et payez au 30 avril, 31 juillet, 31 octobre et 31 janvier. Plus simple, mais nécessite de provisionner.

Même si votre CA est nul sur une période, vous devez quand même faire une déclaration à zéro.

Micro-entreprise ou SASU : quand changer de statut ?

La question se pose généralement lorsque votre CA dépasse 40 à 50 000 € par an. Au-delà de ce seuil, la SASU ou l’EURL permettent souvent d’optimiser la rémunération grâce à la combinaison salaire + dividendes, et de déduire les charges réelles.

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